Le syndrôme de l’escargot

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Depuis aussi longtemps que je me souvienne, le camping a fait partie de nos vacances familiales. Le premier souvenir que j’en ai — pas trop bon mais marquant — est un déluge avec au moins un pouce d’eau partout dans la tente, pyjamas mouillés pi toute, et où nous avons du partir en pleine nuit. Heureusement la maison n’était pas loin.

Tente-roulotte des années 60

Tente-roulotte des années 60

La tente-roulotte est ainsi arrivée. Mais c’est compliqué une tente-roulotte, on est encore pognés avec des toiles. Surtout celles des années 60 qui n’avaient pas de toit rigide….

1972 Camping a Niagara

Mes petites sœurs assez gripettes merci, ma mère et moi en 1972.

Peu de temps après la roulotte est arrivée dans la famille : ALLELUIA ! Le confort, les commodités et dormir au sec. Son seul petit défaut, il n’y avait pas d’air climatisé et les lits semblaient rapetisser au fur et à mesure que nous grandissions.

La tente-roulotte à toit rigide, étés 1999 à 2002

La tente-roulotte à toit rigide, étés 1999 à 2002

Mais quel plaisir de voyager avec un VR, arrêter dans les haltes pour manger et en simultané admirer des vues panoramiques, utiliser la toilette, se brosser les dents et repartir vers la destination. La vraie autonomie et surtout le plaisir d’être dans ses affaires, un peu comme à la maison. Et surtout, voir du pays en famille, collés les uns sur les autres dans une micro-pièce. Veut, veut pas, ça impose la tolérance, le respect et nous ramène à l’essentiel : le partage.

Camping au Lac Simon 2003

La roulotte hybride : un bon compromis pour loger tout le monde confortablement.

Puis ce fut à mon tour d’avoir des enfants et l’envie de partager avec eux ce qui représentait un souvenir heureux de mon enfance. Avec mon conjoint de l’époque, nous avons fait l’acquisition d’une tente-roulotte avec toit rigide, pas question de tente au sol. Celle-ci était très limitée, n’avait pas de frigo ni de chauffage encore moins la climatisation. Nous avons très vite déchanté et passé en mode roulotte. Comme nous avions 3 enfants et une capacité de remorquage modeste, nous avons opté pour une roulotte hybride. Spacieuse à souhaits avec toutes les commodités incluant la clim, c’était parfait pour nos besoins. Mais encore pogné avec des toiles…

Les enfants devenus adultes et une séparation plus tard, je voyais la fin de mon périple de voyageuse en VR. J’avais des appréhensions à conduire un VR et surtout à le stationner. Et puis la roulotte hybride avait un urgent besoin de réparation. La mort dans l’âme, je me résignais tranquillement à faire le deuil sur mon rêve d’une vraie roulotte.

Puis une phrase banale de ma petite sœur pendant une sortie de course : « je viens de m’acheter une roulotte », c’était mon rêve !

La Mademobile 2016 vue de côté

La Mademobile transformée, vue de côté (maquette en cours de réalisation)

Et paf, je décide de non seulement la garder mais de lui faire un « make-over » total. Avec mon père et mon oncle, nous passons une semaine à refaire tout le plancher qui avait une infiltration, solidifier la structure, condamner les embouts de toile pour les fermer définitivement. Bref, en faire une vraie roulotte. Il fallait aussi optimiser le rangement et y installer un vrai lit. Ce qui fut fait.

La Mademobile 2016 vue de dos

La Mademobile transformée, vue de dos (maquette en cours de réalisation)

Restait juste à lui trouver un nom. Bingo, elle s’appellera La Mademobile — ma roulotte de princesse — avec un logo juste pour elle créé par les membres talentueux de mon équipe au bureau.

Fallait maintenant que j’apprenne à naviguer avec, je me suis dit : après tout, c’est pas moi qui tire, c’est le camion pi lui bin, yé pas mal fort. Et stationner ça s’apprend ! Mon fils le plus jeune avait joué à un jeu tout petit et était en mesure de me guider, how impressive !!!!

Si vous pensez que c’est facile, allez vous amuser en cliquant sur ce lien http://www.marops.net/portfolio/trailer-reversing-game

Toujours est-il qu’après avoir affronté le pont Champlain, l’autoroute Bonaventure en construction avec des voies rétrécies et des gros camions tout autour de moi, un déluge sur le boulevard Décarie, accéder au boulevard Métropolitain et pour finalement stationner dans une entrée étroite et en pente, je me décerne officiellement le titre officiel de conductrice émérite de VR, rien de moins.

Péripéties à suivre prochainement !

 

 

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